Holving et son histoire

Publié le par Marie-Jeanne Pierret

HOLVING à 6,500 km de Sarralbe et 25,300 km de Forbach.

Le ruisseau dit Mutter – ou Moderbach traverse le village.

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Halbingen, 1226 – Alfringa, 1544 – Holbingen, 1594 – Holbing, 1751 – Holvingen, 1870 Holving, 1918

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Holving est commune du canton de Sarralbe depuis 1790.

Epoque romaine

Un pot en terre contenant 200 monnaies dont 4 aurei, appartenant au Bas-Empire fut découvert, vers 1840, dans un jardin du village.

En 1842, on a mis au jour sur le ban du cette commune une pierre triangulaire en calcaire (hauteur 30 cm ; largeur 55 cm ; épaisseur 24 cm), aujourd’hui au Musée de Metz. Cette pierre a dans sa partie supérieure une petite plate-forme circulaire, destinée à recevoir une statuette. Sur l’un des frontons, on lit

IN HDD DEO APOLLINI

IN h(onorem) D(omus) D(ivinae) Deo Apollini : En l’honneur de la maison divine (=impériale) au dieu Apollon, et, plus bas, sur une ligne qui sans doute ne terminait pas l’inscription :

L. CASSIVS NOBILIS.

 Des débris de construction trouvés dans le voisinage semblent provenir d’une petit sanctuaire champêtre à Apollon.

Moyen Age et temps modernes

Le Val de Holving, qui comprenait le village de Holving et le village de Richeling, paraît avoir été partagé entre d’une part les comtes de Blieskastel auxquels succédèrent en 1274 les comtes de Salm, et d’autre part les comptes de Sarrebruck jusqu’en 1565.

            En 1223, Mechtilde, sœur du compte Henri II de Blieskastel, avec le consentement du comte Simon III de Sarrebruck, fit don à l’abbaye de Wernesweiler (Woerschweiler, nord-ouest de Deux-Ponts) des dîmes de Holving avec le patronage de la paroisse, ce qui fut confirmé par l’Evêque de Metz, Jean d’Apremont, en 1235.

            En 1238, la comtesse Agnès de Sayn, épouse du comte Henri II de Blieskastel, donna à l’abbaye de Woerschweiler des rentes à Holving, les dîmes de Bettring et un bien allodial à Hinsing.

            En 1554, l’ancien bailli de Deux-Ponts, Jean de Schwarznberg (1546-1559) au service du duc de Lorraine, régla de concert avec le bailli d’Allemagne (bailliage de la partie allemande, orientale du duché de Lorraine) undifférend existant entre Sarralbe et Holving au sujet des droits sur le ban disparu de Dietschviller.

            Le comte de Sarrebruck possédait encore au 16è siècle une partie du Val de Holving qui était alors donnée en fief à la famille Nimsgern ; mais en 1565 elle fut vendue au comte Jean IV de Salm, seigneur de Puttelange, qui posséda ainsi tout le Val de Holving.

            Quand le duc protestant de Deux-Ponts Wolfgang supprima l’abbaye de Woerschweiler, en 1557, il usurpa le patronage et les dîmes qu’un de ses successeurs vendit en 1721 aux Rhingraves de Salm. L’église ne reconnut jamais l’exercice du patronage par des seigneurs protestants, sans pouvoir toujours le supprimer. En 1750, l’Evêque de Metz, de St Simon, obtint un arrêt de la Cour souveraine de Nancy qui affirma le droit de l’évêque de nommer à la paroisse de Holving, contre les prétentions des Salm et depuis 1750 des Linange.

            En 1606, Sondage Noël était guetteur au château de Sarreguemines.

            En 1616, Nickel de Holving et Jean Heil de Hinsing achetèrent leur sel meilleur marché à Bouquenom (ville lorraine) au lieu de la prendre chez le fermier Jean Blesy de Puttelange.

            En 1618, le peintre Bastien de Holving, faisant la contrebande avec du sel acheté à Herbitzheim (comté de Sarrewerden), fut surpris par le fermier du magasin à sel de Puttelange qui promit de ne pas le dénoncer moyennant 30 frs. L’officier de la seigneurie de Sarreguemines au courant de cette transaction, condamna le fermier coupable à une amende de 100 frs.

            En 1665, après les ravages de la guerre de Trente Ans, il n’existe à Holving que l’église, la chapelle et une partie du presbytère ; à Hinsing, il y a seulement trois misérables logis où campent Hans Bernel et la veuve de Hans Wolff Kiper ; à Hirbach, 2 personnes ; à Diederfing demeurent un manœuvre et un vieillard couché et à Bettring il n’y a qu’un logement avec un habitant.

            En 1766, le village est réuni à la France avec le duché de Lorraine.

 

Emigré dans le Banat

En 1784 : Pierre Gangloff, 8 personnes ; Jean Foltz ; Jacob Scholtz, 9 personnes ; Jean Kirn, 6 personnes ; tous paysans.

 

Emigré pendant la Révolution

Le domestique Scherer Georges.

 

2ème guerre mondiale

Evacuation de la commune le 1.9.1939 dans le département de la Charente ; la mairie repliée à saint Amand de Montmoreau.

Occupation du village par les troupes allemandes en juin 1940.

Bombardement du village le 26.11.1944 (une victime) et le 29.11.1944 (7 morts).

Libération le 4.12.1944 par les troupes américaines ; la commune est citée à l’ordre de la Brigade le 11.11.1948 :

« Village lorrain dont les jeunes gens dans la proportion de 50 % se sont soustraits à l’incorporation dans la Wehrmacht. A demi détruit par les combats de la libération compte 11 de ses fils tués, 10 blessés, 4 déportés. A supporté toutes ces épreuves avec courage, gardant sa confiance dans les destinées de la France ».

Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec Etoile en bronze.

 

 

Enseignement

1844 : deux écoles avec 90 garçons et 88 filles.

1956 : école de garçons, construite avant 1845, une classe avec 20 élèves ; l’école de filles, construite en 1891, deux classes (73 élèves).

 

Culte catholique

Holving est une ancienne paroisse de l’archiprêtré de Morhange, depuis 1802 paroisse de l’archiprêtré de Sarralbe.

L’ancienne église était dédiée à St Maximin, mais en 1869 la nouvelle église est dédiée sous le vocable de l’Immaculée Conception. St Maximin est cependant toujours le patron de la paroisse.

Le patronage est donné en 1223 à l’abbaye de Woerschweiler, usurpé par les ducs de Deux-Ponts et en 1721 vendu aux comtes de Salm mais non reconnu par l’Evêque de Metz.

La chapelle St Sébastien, sur le Kapellenberg, à l’est du village ; une inscription au-dessus de la porte, rappela la peste de l’année 1622. Fortement endommagée en juin 1840, puis démolie par les Allemands.

 

Collection historique : MONOGRAPHIES LORRAINES - fascicule 39

Forbach et son arrondissement - Joseph ROHR - 1957

  

 

 

 

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Publié dans histoire locale

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